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A Namur, en Belgique, les motards dénoncent l'état catastrophique du réseau routier wallon.
En ce premier jour de printemps, ils étaient des centaines à s'être regroupés, derrière la gare de Namur. Venus des quatre coins de la Wallonie, avec le soutien de leurs amis de la ffmc de Lille et de Metz, ils ont roulé pour clamer leur colère vrombissante.

Les motards en ont ras-le-bol de circuler sur des chaussées en si piteux état.

"On risque notre vie ! "
C'est que le réseau routier constitue pour eux un danger permanent et le dernier hiver rude n'a fait qu'accentuer les dégradations. Trous, nids de poule, mais aussi gravillons : En 2004, sept motards ont chuté sur une route dégradée. Deux d'entre eux ont perdu la vie. Et la situation s'aggrave. On ne fait plus rien du tout pour les routes."

Les motards veulent interpeller le politique : "Ils pourraient faire un effort. On paie assez de taxes. Cela fait cinq ans qu'on a rentré des dossiers auprès du ministre Daerden notamment, et rien ne bouge. On répare les trous au compte-gouttes. On risque à court terme des décès sur la route à cause des "nid-de-poule" , témoigne Michel Matheys, le responsable des Samouraï de la Route.

"En Flandre, en Allemagne, les routes sont nickel. Pourquoi en Wallonie les routes sont-elles aussi dégradées ? On se pose des questions !"

Après avoir roulé une quarantaine de kilomètres, les motards se sont arrêtés à Charleroi. Ils ont remis un cahier de revendications à l'échevin en charge des infrastructures, avant de rallier Mons pour y rencontrer Elio Di Rupo.
Les motards veulent une reconnaissance comme usager faible, une meilleure gestion du réseau routier, l'installation de plaques d'égout antidérapantes, de peintures blanches signalétiques antidérapantes, de double glissière de sécurité, mais aussi la suppression des casse-vitesse, des blocs en granit et des piquets en acier, des séparateurs demi-lune en béton au profit de piquet en plastique... "On va prévenir les politiques. Que si rien ne bouge, nous durcirons nos actions".